L’exposition Move your art ! avait le charme d’une caverne de bricoleur déjanté et farfelu. Inventions saugrenues, prouesses techniques dans la réalisation, humour et significations à tiroir…
Noart fait participer le visiteur : les objets créés à partir de vieux téléphones et de vieux tuyaux métalliques, explicitent leur titre quand on décroche le téléphone… Humour potache au bout du fil.
Et, plutôt marrant, voici l'illustration de la définition de « bouger son cul » : une chaise incroyable en métal, dont sort, à l’envers (semelle vers le ciel), un gros godillaud.
Des jambes en plâtre animées mécaniquement forment un ballet aquatique assez surprenant et surréaliste. (Vladimir Cruells)
Simon Rousselle propose des petites scènes étranges : des personnages à la facture grossière et échevelée illustrent des scénarii aux noms évocateurs (« le dompteur de deuxième chaussette » par exemple), scènes enfermées dans de petites vitrines en bois et vitre. Et bien sûr, les personnages sont mobiles dans leurs petits théâtres.
Pour finir, on tombe nez à nez avec un crâne de cervidé (sur son socle de trophée de chasse), habillé d’un manteau de fourrure, doté de sabots ferrés de chevaux et le tout articulé par des fils de marionnettes animés mécaniquement. On tombe ainsi sur une très (très) étrange petite (vieille) dame aux pas assourdissants (parce qu’en plus, les sabots marchent sur une plaque de métal).
Etrange et créatif tout cela… Ces artistes gagnent à être connus.
Par emliochka
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"J'assimile la culture à une capacité de sensibilité et de détachement acquise au fil des lectures (...). Ce qui manque à l'homme moderne, dans un monde où tout le stock culturel est à disposition, c'est le temps. ALors on tranche en redoublant les clichés sans réfléchir."
Michel CREPU. Ce Vice encore impuni.
Cet auteur a également écrit un ouvrage sur sa vision de l'Europe, qui a l'air intéressant et que j'ai donc projeté de lire un jour, intitulé Solitude de la grenouille.
Par emliochka
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"J'ai été élevé dans un milieu de peintres et de sculpteurs (...). J'aurais pu faire un rejet (...), au contraire, cela m'a donné une sensation de liberté, l'envie de croire que la réalité n'était pas du tout une chose définitive".
Jean-Michel RIBB
Par emliochka
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Publié dans : poésie et citations
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Eric FASSIN, du journal LE MONDE, 13 avril
« A force de dire tout et l’inverse de tout, Nicolas Sarkozy parvient à son but : on ne sait plus où on en est. On rassure les parents (des jeunes suicidés), déclarés non responsables, et on stigmatise les parents irresponsables (des jeunes délinquants). On dénonce les violences (à la gare du Nord), et on justifie les violences (des marins qui incendient le Parlement de Bretagne). On s’affiche en défenseur des classes populaires et on redistribue l’argent aux riches. On fait miroiter des régularisations et on donne en spectacle des expulsions. On se pose en ami des minorités raciales, et l’on couvre les violences policières racistes. On invoque l’identité nationale et ses relents maurassiens, pour la définir ensuite par l’égalité républicaine entre les sexes. (…) En ne respectant jamais le principe de non-contradiction, le candidat rend la contradiction impossible : comment s’opposer à lui quand il dit tout et son contraire ? (…) La présidence de G W. Bush a démontré qu’on pouvait à loisir brandir l’épouvantail terroriste pour susciter la peur et prétendre y répondre ensuire. La leçon n’a pas été perdue pour Nicolas Sarkozy : attiser l’insécurité, du terrorisme aux violences urbaines, c’est faire le jeu de la politique sécuritaire. Il en va de même du discours de Nicolas Sarkozy, c’est celui par qui le désordre arrive, dans la société et dans les esprits. Et c’est sur cette stratégie du désordre, tant social qu’intellectuel, qu’il bâtit sa politique d’ordre. (…) »
Par emliochka
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Il paraît que les loyers sont chers, notamment sur Paris ...
Je le confirme ! Et les candidats à la location sont tellement nombreux que les annonces sont pourvues à peine parues.
ALors je me suis lancée dans l'aventure du logement intergénérationnel avec l'association Le Parisolidaire. J'habite depuis bientôt un mois chez une charmante vieille dame de 92 ans, dans le Marais, au coeur de Paris. J'ai ma chambre, et nous partageons la salle de bain, la cuisine (nous dînons ensemble tous les soirs) et le salon, pour le journal télévisé, ou encore un peu de lecture.
Ca ne l'empêche pas de voir ses amis et moi de voir les miens, mais le moins qu'on puisse dire, c'est que tout le monde y gagne. Je ne paie pas mon loyer et elle y gagne une aide et une compagnie.
D'autant plus que ma vieille dame est charmante : communiste, son mari travaillait au journal Ce Soir avec Aragon, et elle aimait beaucoup danser, car son mari et elle étaient très bons valseurs...
Par emliochka
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