C, R, A, Z, Y, ce sont les initiales des 5 garçons qui composent cette famille de banlieue québécoise. Le film commence le 25 décembre 1960, avec la naissance de Zac, le quatrième enfant, dont on suit plus particulièrement l'histoire, jusqu'à ses 20 ans.
Sa formidable mère, très chrétienne, s'est mise en tête que son fils avait des dons de guérisseur. Son père reste dubitatif. Son fils est pour lui un musicien. Qui est-il vraiment ? Zac cherche à répondre à cette question tout au long du film, et fuit ses tendances homosexuelles pour ne pas perdre l'affection de son père.
Cette touchante famille ordinaire passe à travers deux décennies dont l'ambiance est reconstituée à merveille, avec l'aide entre autres d'une BO soignée, et d'effets de style (ralenti par exemple) bien dosés par jean-Marc Vallée.
De la finesse, de la fantaisie, de la gravité, de la tristese et du rire, de l'amour et de la haine, de la drogue et des sentiments religieux, des départs et des retrouvailles, et un délicieux petit accent québécois, font de ce film un petit chef-d'oeuvre (sorti en 2005 et vu par plus d'un québécois sur 8 !!). Il a d'ailleurs remporté une moisson de prix.
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Une mise en scène de Denis Podalydès, des costumes de Christian Lacroix, un oeuve fameuse jouée dans la salle richelieu de la comédie française, on s'attendait à un belle pièce : et l'on n'est pas déçus !
Paris je t'aime, ce sont 18 courts métrages de 5 minutes, sur le thème de l'amour et chacun se déroulant dans un quartier de paris.
Emmanuel Mouret est un réalisateur et un acteur, qui a déjà réalisé entre autres Promène toi donc tout nu et Laissons Lucie faire. Dans Changement d'adresse, il joue David, un cornetiste d'une trentaine d'années, un peu timide, qui tombe amoureux de sa jeune élève de 19 ans, Julia, étudiante sérieuse au visage mélancolique. Sa colocataire, Anne, belle blonde rigolote, avec qui la complicité se poursuit jusque dans le lit sans aller au-delà de l'amitié, le conseille et l'encourage.
Pour commencer, il faut prévenir les âmes sensibles qu'en moyenne, on peut compter un mort toutes les 6 minutes, même si ce n'est qu'une moyenne, car les cadavres sont concentrés... hum... Mais ce n'est pas pour autant un film sordide : dur, oui, mais plein d'humour. L'histoire est celle du jeune, beau et malchanceux Slevin, qui, après avoir perdu son job, son appartement, sa copine, arrive à New York pour voir un copain, se fait agresser et voler son portefeuille. Puis, pris pour ce copain, qui a disparu, il se retrouve au coeur de la guerre que se livrent deux gangs new-yorkais : le Boss, noir, et le Rabbin (parce qu'il est rabbin). Le Slevin en question est bien dans la panade (il doit tuer le fils du Rabbin et doit à celui-ci 33 milles dollars), mais son état "d'ataraxie" lui permet d'aller dîner le soir même avec sa jolie, légère et drôle voisine de pallier...