"la plume", poème

Publié le par emliochka

 Ce poème est un peu noir, mais il n'est pas autobiographique ... 

Je scrute en vain les yeux, les pensées des passants

Et récolte mépris, peur et regards blessants

Et les questions demeurent, se creusent les abîmes

Je cherche encore le pont, mes arches vers la cime

 

L’âme toute ridée, les chairs fatiguées

Des bosses à l’amour propre, adieu à ma fierté

Journée encore perdue, la lassitude me gagne

Je sombre chez Morphée, la tristesse m’accompagne

 

 

 

Que me faut-il donc faire, que me faut-il donc dire

Pour savoir qui je suis, pour savoir qu’accomplir ?

Je ne fais rien qu’écrire, ma vie est dérisoire

Les mots passent et s’effacent, sauf le vieil « espoir »

  

 

 

Que me veulent-ils donc ces visages hagards

Qui errent dans mes rêves et me croisent au hasard ?

Que me veulent-ils donc ces reflets de mon être

Que je ne peux comprendre, que je ne veux connaître ?

  

 

 

 Je me perds en moi-même comme ils hantent mes songes

Et j’en ai plus qu’assez que leurs questions me rongent.

Je n’ai aucune réponse, pour ces âmes du passé

Qui reviennent sans cesse pour me désenchanter

  

 

 

Que me faut-il donc faire, que me faut-il donc dire

Pour savoir qui je suis, pour savoir qu’accomplir ?

Je ne fais rien qu’écrire, ma vie est dérisoire

Les mots passent et s’effacent, sauf le vieil « espoir »

 

 

 

Noyée dans l’encre nocturne, je renais au matin

Pour reprendre la plume, et son violent venin

Qui m’use et me consume, me pourchasse de doutes

Mais me fait exister, et me trace une route…

 

 

 

Que me faut-il donc faire, que me faut-il donc dire

Pour savoir qui je suis, pour savoir qu’accomplir ?

Je ne fais rien qu’écrire, ma vie est dérisoire

Les mots passent et s’effacent, sauf le vieil « espoir »

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Publié dans polyfonyrymo

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N
Pas si noir que ça…
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