Move your art !
L’exposition Move your art ! avait le charme d’une caverne de bricoleur déjanté et farfelu. Inventions saugrenues, prouesses techniques dans la réalisation, humour et significations à tiroir…
Noart fait participer le visiteur : les objets créés à partir de vieux téléphones et de vieux tuyaux métalliques, explicitent leur titre quand on décroche le téléphone… Humour potache au bout du fil.
Et, plutôt marrant, voici l'illustration de la définition de « bouger son cul » : une chaise incroyable en métal, dont sort, à l’envers (semelle vers le ciel), un gros godillaud.
Des jambes en plâtre animées mécaniquement forment un ballet aquatique assez surprenant et surréaliste. (Vladimir Cruells)
Simon Rousselle propose des petites scènes étranges : des personnages à la facture grossière et échevelée illustrent des scénarii aux noms évocateurs (« le dompteur de deuxième chaussette » par exemple), scènes enfermées dans de petites vitrines en bois et vitre. Et bien sûr, les personnages sont mobiles dans leurs petits théâtres.
Pour finir, on tombe nez à nez avec un crâne de cervidé (sur son socle de trophée de chasse), habillé d’un manteau de fourrure, doté de sabots ferrés de chevaux et le tout articulé par des fils de marionnettes animés mécaniquement. On tombe ainsi sur une très (très) étrange petite (vieille) dame aux pas assourdissants (parce qu’en plus, les sabots marchent sur une plaque de métal).
Etrange et créatif tout cela… Ces artistes gagnent à être connus.