Jacques Attali, Paul Auster et Albert Camus

Publié le par emliochka

Après avoir lu Une brève histoire de l’avenir de Jacques Attali, qui promet trois grandes vagues d’avenir, dont les deux premières risquent de détruire l’humanité, j’ai eu l’occasion de plonger dans deux romans qui mettent l’humanité dans des circonstances extrêmes. Camus referme, dans La Peste , une ville d’Algérie sur elle-même, le temps d’une épidémie qui enlève chaque jour ses dizaines puis ces centaines d’âmes. Rats de laboratoires pour le romancier ? Paul Auster, ensuite, nous livre le récit d’une jeune femme partie à la recherche de son frère dans une ville du bout du monde où tout se délite, se désagrège, se désintègre, où les politiques semblent aussi éloignés, irréels et inhumains que dans 1984 d’Orwell, et où on se demande s’il existe encore des hommes et des femmes au sens où nous l’entendons aujourd’hui.

Pour un romancier comme pour l’autre, l’écriture semble sortie d’un rêve, rythme qui s’apparente dans un cas à l’extrême faiblesse de la narratrice et dans l’autre peut-être au fait que «  rien n’est moins spectaculaire qu’un fléau et, par leur durée même, les grands malheurs sont monotones. Dans le souvenir de ceux qui les ont vécues, les journées terribles de la peste n’apparaissent pas comme de grandes flammes interminables et cruelles, mais plutôt comme un interminable piétinement qui écrasait tout sur son passage. »

Quelques extraits ci après

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Publié dans art et littérature

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